Loi binomiale et échantillonnage

Reconnaître une loi binomiale · Calculer une probabilité binomiale · Au plus, au moins et entre deux valeurs. Exemples guidés, exercices progressifs et problème corrigé.

Télécharger le PDF
Un mot d’encouragement, si tu en as besoin

Tu peux avancer à ton rythme. Une difficulté ne définit pas ce dont tu es capable.

Trouver du soutien
Avant de commencer5 questions pour vérifier tes bases
1. Si P(A) = 0,3, que vaut P(non A) ?
2. Si P(A) = 0,4 et P(B sachant A) = 0,5, que vaut P(A ∩ B) ?
3. On connaît P(A)=0,4, P(B)=0,5 et P(A∩B)=0,2. A et B sont-ils indépendants ?
4. Une variable X peut valoir −1, 0 ou 2. Quelles valeurs réalisent l’événement {X>0} ?
5. X vaut −2 avec probabilité 1/4 et 2 avec probabilité 3/4. Que vaut E(X) ?

Pourquoi ce chapitre ?

Un contrôle sur plusieurs pièces demande de compter les défauts possibles, de distinguer un événement exact d’un événement cumulé et d’interpréter une moyenne. Ton parcours. Enseignement commun de mathématiques pour les séries STMG et STI2D. Les situations de gestion et les situations techniques mobilisent ici les mêmes notions du programme.

  • Reconnaître une loi binomiale.

  • Calculer une probabilité binomiale.

  • Au plus, au moins et entre deux valeurs.

  • Interpréter le nombre moyen de succès.

  • Relier loi théorique et fréquences simulées.

L’idée avant la formule

Un défaut est ici appelé succès au sens de Bernoulli : le mot désigne simplement l’événement compté. La loi binomiale exige des essais indépendants de même probabilité.

Le cours formel

Reconnaître une loi binomiale

Calculer une probabilité binomiale

Au plus, au moins et entre deux valeurs

Interpréter le nombre moyen de succès

Relier loi théorique et fréquences simulées

Boîte à outils

Variante autonome et bilan

Avec quatre contrôles indépendants et p = 0,2, calcule la probabilité d’au moins un défaut et le nombre moyen de défauts.

  • Je peux expliquer : reconnaître une loi binomiale.

  • Je peux expliquer : calculer une probabilité binomiale.

  • Je peux expliquer : au plus, au moins et entre deux valeurs.

  • Je peux expliquer : interpréter le nombre moyen de succès.

  • Je peux expliquer : relier loi théorique et fréquences simulées.

Fiche-mémoire

Reconnaître une loi binomiale.

  1. Définis le succès et la variable X comme nombre de succès.

  2. Vérifie que le nombre n d’essais est fixé.

  3. Justifie l’identité du paramètre p et l’indépendance.

  4. Écris \(X\sim\mathcal B(n,p)\) et les valeurs possibles.

  5. Compare ces valeurs avec les contraintes du contexte pour détecter un modèle incompatible.

Calculer une probabilité binomiale.

  1. Vérifie le modèle binomial et relève n, p et le nombre exact k de succès.

  2. Calcule le nombre de placements \(\binom nk\).

  3. Écris le poids d’un chemin : k facteurs p et n-k facteurs \(1-p\).

  4. Multiplie le poids par le nombre de placements et conserve les parenthèses.

  5. Contrôle les cas extrêmes et la cohérence avec une probabilité comprise entre 0 et 1.

Au plus, au moins et entre deux valeurs.

  1. Écris l’événement avec un signe exact, large ou strict.

  2. Liste les entiers acceptés pour vérifier les bornes.

  3. Choisis une somme directe ou un complément selon le nombre de termes.

  4. Pour un intervalle inclusif, utilise les cumuls jusqu’à b et jusqu’à a-1.

  5. Contrôle le mode de calcul de l’outil et compare avec un cas simple si possible.

Interpréter le nombre moyen de succès.

  1. Identifie n et p après avoir vérifié le modèle et le succès choisi.

  2. Calcule \(E(X)=np\) avec p sous forme décimale.

  3. Annonce le résultat comme un nombre moyen de succès par série de n essais.

  4. Pour comparer des campagnes, distingue le nombre moyen np et le taux p.

  5. Ne déduis pas une garantie ou une probabilité de seuil du seul calcul de l’espérance.

Relier loi théorique et fréquences simulées.

  1. Vérifie le paramètre p, le nombre n d’essais et le codage du succès.

  2. Initialise le compteur à chaque nouvelle série, puis accumule ses n succès.

  3. Répète la série N fois pour observer la loi ou une moyenne empirique.

  4. Distingue nombres de succès et fréquences avant de comparer les dispersions.

  5. Interprète les écarts comme des résultats à examiner, sans imposer l’égalité exacte à la théorie.