Suites numériques

Décrire une évolution pas à pas, reconnaître les suites arithmétiques et géométriques et raisonner sur leurs termes.

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Un mot d’encouragement, si tu en as besoin

Tu peux avancer à ton rythme. Une difficulté ne définit pas ce dont tu es capable.

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Avant de commencer5 questions pour vérifier tes bases
1. Un tableau donne x : −1, 0, 2 et f(x) : 4, 1, −3. Quelle est l’image de 2 ?
2. Que vaut 2t² + 3 pour t = −2 ?
3. Augmenter une quantité de 20 %, c’est la multiplier par…
4. Après « x = 3 », puis « x = x + 2 », quelle valeur contient x ?
5. Pour x réel, que vaut x² × x³ ?

Ton parcours dans ce chapitre

Une suite décrit ce qui change d'une étape à la suivante. Tu vas apprendre à lire un rang, calculer un terme, choisir un modèle, additionner ses valeurs et interpréter un graphique.

  • Pour démarrer : remplacer une lettre par un nombre, calculer une puissance et appliquer un pourcentage. Exemple : \(20\,\%\) de \(50\) vaut \(0{,}20\times50=10\) ; augmenter \(50\) de \(20\,\%\) donne \(50+10=60\).

  • Premier passage : distingue rang et valeur, puis entraîne-toi sur les suites arithmétiques et géométriques. Les pauses proposent des indices libres ; une difficulté indique une étape à reprendre.

  • Deuxième passage : travaille les sommes, la recherche de seuil et les preuves. Les suites de Fibonacci et Syracuse sont des explorations guidées ; les limites restent intuitives en Première.

À la fin, essaie les exercices 1 à 6 sans regarder les exemples, puis choisis un problème de modélisation. Pouvoir raconter pourquoi tu ajoutes ou multiplies compte autant que trouver un résultat.

Pourquoi étudier les suites ?

Le problème fondamental

Beaucoup de phénomènes du monde réel n'évoluent pas en continu, mais à temps discret : ils changent par étapes, mois par mois, année par année, génération par génération. Combien vaudra mon épargne dans \(10\) ans ? Quelle sera la population d'une ville dans \(20\) ans ? Combien reste-t-il d'un médicament dans le sang après chaque prise ?

Pour modéliser ce genre de situations, on a besoin d'un objet mathématique qui associe à chaque étape (un entier \(n\)) une valeur (un nombre \(u_n\)). Cet objet, c'est une suite numérique.

Schéma : Le problème fondamental

Épargne. Un capital de \(1000\) € placé à \(3\,\%\) par an est multiplié par \(1{,}03\) chaque année. Après \(1\) an : \(1030\) € ; après \(2\) ans : \(1060{,}90\) €… On reconnaît une suite géométrique.

Démographie. Une ville gagne \(500\) habitants chaque année : on ajoute toujours la même quantité. C'est une suite arithmétique.

Radioactivité. À chaque période, la moitié des noyaux disparaît : on multiplie par \(\tfrac12\). Encore une suite géométrique, mais décroissante.

Médecine. Le corps élimine \(30\,\%\) du médicament entre deux prises, et on réajoute une dose fixe : c'est une combinaison des deux, une suite dite arithmético-géométrique (on la rencontrera dans le problème final).

L'idée directrice

Schéma : L'idée directrice

L'idée avant la formule

Une suite, c'est quoi vraiment ?

Deux façons de fabriquer une suite

Les deux modèles rois

Le cours complet

Définition et notations

Les modes de génération d'une suite

Le programme distingue plusieurs façons de définir une suite. Les connaître, c'est savoir lire un énoncé.

Représentation graphique d'une suite

Schéma : Représentation graphique d'une suite

Ici les points « s'approchent » de la droite \(y=4\) : c'est une première image de la notion de limite (§ 3.7). Pour une suite définie par récurrence \(u_{n+1}=f(u_n)\), on utilise aussi le diagramme en escalier (ou « toile d'araignée »), traçé à partir de la courbe de \(f\) et de la droite \(y=x\).

Sens de variation d'une suite

Suites arithmétiques

Suites géométriques

Schéma : Suites géométriques

Lire le graphique : les carrés et triangles représentent des rangs entiers. L'écart vertical grandit ; le graphique suggère la comparaison, les formules la justifient. On n'attribue pas de valeur de suite au jour \(2{,}5\).

Pour explorer : prédis les deux modèles avec un départ à \(2\), un ajout de \(1\) et un multiplicateur \(1{,}25\). Aux rangs \(0\), \(1\), \(2\), le modèle additif vaut \(2\), \(3\), \(4\) ; le modèle multiplicatif vaut \(2\), \(2{,}5\), \(3{,}125\). Modifie ensuite un seul réglage à la fois et explique ce qui change. Pour retrouver les réserves du graphique, choisis un départ à \(100\), un ajout de \(20\) et un multiplicateur \(1{,}2\) lorsque les réglages le permettent.

Ajouter ou multiplier à chaque étape

Les deux suites partent du même nombre. Prévois leurs trois premiers termes : on ajoute r dans l’une, on multiplie par q dans l’autre.

Cercles bleus : uₙ = u₀ + nr. Carrés corail : vₙ = u₀ × qⁿ. Les points représentent des rangs entiers ; ils ne sont pas reliés.

À partir de 2, ajouter 1 donne 2 ; 3 ; 4 ; 5. Multiplier par 1,25 donne 2 ; 2,5 ; 3,125 ; 3,90625. Un écart constant se distingue d’un facteur constant.

Lire les valeurs et les coordonnées

À partir de 2, ajouter 1 donne 2 ; 3 ; 4 ; 5. Multiplier par 1,25 donne 2 ; 2,5 ; 3,125 ; 3,90625. Un écart constant se distingue d’un facteur constant.

Un facteur 1,25 correspond à une hausse de 25 % à chaque étape. Explique pourquoi cela ne correspond pas à ajouter toujours le même nombre.

Une raison, plusieurs comportements de suite

On part de u₀ = 2 et l’on multiplie chaque terme par q = 0,75. Prévois u₁ et u₂. Compare ensuite q = −0,75, q = 1 et q = 1,25 : les signes, les écarts à zéro et la limite racontent-ils la même chose ?

Points : les treize termes de rang 0 à 12. Les traits verticaux aident à lire les valeurs ; ils ne relient pas les termes. L’échelle verticale s’adapte : utilise les nombres pour comparer deux réglages.

La suite est définie par uₙ₊₁ = q × uₙ. Pour u₀ = 2 et q = 0,75, les premiers termes sont 2 ; 1,5 ; 1,125 ; 0,84375. Pour n ≥ 1, uₙ = u₀ × qⁿ. Le terme initial est fixé séparément, y compris pour q = 0.

Lire le tableau des valeurs

La suite est définie par uₙ₊₁ = q × uₙ. Pour u₀ = 2 et q = 0,75, les premiers termes sont 2 ; 1,5 ; 1,125 ; 0,84375. Pour n ≥ 1, uₙ = u₀ × qⁿ. Le terme initial est fixé séparément, y compris pour q = 0.

Une image de treize termes suggère un comportement ; elle ne prouve rien sur tous les rangs suivants. Si u₀ est non nul, |q| < 1 donne une limite nulle ; q = −1 donne une alternance sans limite. Si u₀ = 0, tous les termes sont nuls, quelle que soit la raison.

Taux d'évolution et modélisation

Revenir avant une évolution : changer la base du pourcentage

Limite d'une suite : une approche intuitive

Pour aller plus loin : fabriquer et transformer des suites

La suite de Fibonacci : deux termes pour fabriquer le suivant

La suite de Syracuse : expérimenter sans confondre avec démontrer

Transformer une récurrence affine en suite géométrique

Boîte à outils : Réflexes pour le bac

Fiche-mémoire

Schéma : Fiche-mémoire