Produit scalaire

Mesurer angles et orthogonalité, choisir la bonne formule et démontrer dans le plan.

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Avant de commencer5 questions pour vérifier tes bases
1. Si A(1 ; 2) et B(4 ; 6), quelles sont les coordonnées du vecteur AB ?
2. Dans un repère orthonormé, quel est le carré de la norme de u=(−2 ; 1) ?
3. Dans un triangle rectangle, cos(α) correspond à quel quotient pour un angle aigu α ?
4. Que vaut cos(0) ?
5. Quel est le développement de (x + 2)² ?

Ton parcours dans ce chapitre

Le produit scalaire est un nombre qui relie deux vecteurs à leur angle. Nous allons apprendre à le reconnaître dans une projection, un calcul de coordonnées ou une longueur de triangle.

  • Pour démarrer : calculer \(\vec{AB}\) en faisant coordonnées d'arrivée moins coordonnées de départ ; utiliser Chasles, Pythagore et les cosinus de \(0\), \(\pi/3\), \(\pi/2\) et \(\pi\).

  • Le socle : choisir entre projection, angle, coordonnées ou normes ; développer un carré de norme ; utiliser le résultat pour une orthogonalité, un angle ou une longueur. Les coordonnées dans une base orthonormée s'interprètent aussi comme des produits scalaires.

  • Les preuves à reconstruire : Al-Kashi et le cercle de diamètre \([AB]\). Loi des sinus, hauteurs et médianes sont des approfondissements facultatifs conservés en fin de cours.

Avant chaque calcul, demande-toi ce que la figure permet déjà de prévoir : signe, angle droit, ordre de grandeur. Après le calcul, vérifie cette prévision et essaie une variante.

Pourquoi le produit scalaire ?

Le problème fondamental

Jusqu'ici, le calcul vectoriel sert à additionner des vecteurs et à parler de directions. Mais comment, avec des vecteurs, mesurer un angle ? Tester si deux droites sont perpendiculaires ? Calculer une longueur dans une figure ? Il manque une opération qui relie les vecteurs aux angles et aux distances. Cette opération, c'est le produit scalaire : elle prend deux vecteurs et renvoie un nombre (un « scalaire ») qui encode à la fois leurs longueurs et l'angle entre eux.

Schéma : Le problème fondamental

Orthogonalité. Deux vecteurs sont perpendiculaires exactement quand leur produit scalaire est nul. C'est le test le plus simple qui soit.

Longueurs et angles. La formule d'Al-Kashi (une généralisation du théorème de Pythagore aux triangles quelconques) se démontre en quelques lignes avec le produit scalaire.

Physique. Le travail d'une force vaut \(W=\vec F\cdot\vec d\) : seule la part de la force « dans le sens du déplacement » compte. Le produit scalaire mesure exactement cette part.

L'idée directrice

Schéma : L'idée directrice

L'idée avant la formule

Un produit qui tient compte de l'angle

La projection orthogonale

À observer : garde \(\vec u=(2;0)\), puis déplace l'extrémité de \(\vec v\) le long d'une verticale. Le produit change-t-il ? Prévois le résultat avant de manipuler.

Voir une projection et un produit scalaire

Les deux vecteurs ont une longueur 3. Prévois le signe de leur produit scalaire pour des angles de 60°, 90° et 120°, puis vérifie.

U = (3 ; 0), V = (3 cos θ ; 3 sin θ). H est le projeté orthogonal de V sur la droite (OU). Le dessin se place dans le plan des deux vecteurs.

À 60°, OH vaut algébriquement 1,5 et le produit scalaire vaut 4,5. À 90°, ces deux valeurs sont nulles. À 120°, elles valent −1,5 et −4,5.

Lire les valeurs et les coordonnées

À 60°, OH vaut algébriquement 1,5 et le produit scalaire vaut 4,5. À 90°, ces deux valeurs sont nulles. À 120°, elles valent −1,5 et −4,5.

Le projeté peut être du côté opposé à U. Explique pourquoi la projection signée, contrairement à une distance, peut être négative.

Schéma : La projection orthogonale

Les deux premiers vecteurs ont la même projection algébrique \(1\) sur la direction de \(\vec u\), donc le produit vaut \(2\). Pour le troisième, la projection vaut \(-1\) et le produit \(-2\). Une norme plus grande ne suffit donc pas à donner un produit scalaire plus grand.

Quatre façons de le calculer

Le cours complet

Définition

Symétrie et bilinéarité

Les identités de développement

Expression dans un repère orthonormé

Les coordonnées sont elles-mêmes des produits scalaires

Dans une base orthonormée \((\vec\imath,\vec\jmath)\), on a

\[\begin{aligned}\norm{\vec\imath} &= \norm{\vec\jmath}\\[.35em]&= 1\end{aligned}\]

et \(\vec\imath\cdot\vec\jmath=0\). Si \(\vec u=x\vec\imath+y\vec\jmath\), alors

\[\begin{aligned}\vec u\cdot\vec\imath&=x(\vec\imath\cdot\vec\imath)+y(\vec\jmath\cdot\vec\imath)\\[.35em]&=x\times1+y\times0\\[.35em]&=x.\end{aligned}\]

De même \(\vec u\cdot\vec\jmath=y\). Chaque coordonnée mesure la projection algébrique sur un axe unitaire. Ce calcul exige des axes perpendiculaires et des vecteurs de base de norme \(1\).

Orthogonalité

Récapitulatif : les quatre méthodes de calcul

La formule d'Al-Kashi

Schéma : La formule d'Al-Kashi

L'ensemble des points \(M\) tels que \(\vec{MA}\cdot\vec{MB}=0\)

Schéma : L'ensemble des points M tels que MA MB =0

Pour aller plus loin : trois grands résultats du triangle

La loi des sinus

Les trois médianes et le centre de gravité

La droite d'Euler

Boîte à outils : réflexes pour le bac

Fiche-mémoire

Schéma : Fiche-mémoire