Calcul vectoriel dans l’espace

Repérer des points, calculer avec des vecteurs et caractériser alignement et coplanarité dans l’espace.

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Un mot d’encouragement, si tu en as besoin

Tu peux avancer à ton rythme. Une difficulté ne définit pas ce dont tu es capable.

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Avant de commencer5 questions pour vérifier tes bases
1. Si A(1 ; 2) et B(4 ; 6), quelles sont les coordonnées du vecteur AB ?
2. Que vaut (2 ; −3) + (−5 ; 1) ?
3. Les vecteurs u=(2 ; −1) et v=(−6 ; 3) sont-ils colinéaires ?
4. Un triangle rectangle a des côtés de l’angle droit de longueurs 3 et 4. Son hypoténuse mesure…
5. Le point A(2 ; −1) appartient-il à la droite 3x + y − 5 = 0 ?

Ton parcours dans ce chapitre

Une figure de l'espace demande de l'entraînement : deux traits qui se croisent sur une feuille ne représentent pas forcément deux droites qui se rencontrent. Nous allons relier ce que tu observes à des déplacements, puis aux calculs qui permettent de décider.

Bases à reprendre si besoin : \(\vect{AB}\) va de A vers B ; ses coordonnées se calculent par « arrivée moins départ ». Un scalaire est un nombre. Multiplier par \(-2\) inverse le sens d'un vecteur et double sa longueur. Résoudre un système signifie trouver des nombres qui vérifient toutes les équations à la fois.

Chaque pause propose deux indices et une explication ; tu peux les consulter directement. Après une solution, essaie la variante en cachant le modèle.

Programme : on travaille le calcul vectoriel, les configurations, les bases et les repères du programme applicable en 2026–2027. Les représentations paramétriques préparent la fiche 4. Le problème de barycentres est un approfondissement guidé proposé par le programme ; il n'est pas un préalable. Aucun déterminant \(3\times3\) n'est nécessaire dans ce parcours.

Pourquoi étudier les vecteurs dans l'espace ?

Du plan à l'espace

En Première, tu as travaillé avec des vecteurs dans le plan : des déplacements dans un plan, repérées par deux coordonnées \((x, y)\). Tu as appris à les additionner, les multiplier par un scalaire, calculer le milieu d'un segment, et vérifier si des points sont alignés.

En Terminale, on étudie aussi les déplacements dans l'espace, par exemple ceux d'un objet qui se déplace en longueur, en largeur et en hauteur. Les vecteurs permettent de décrire ces trois composantes et de raisonner sur les configurations.

La bonne nouvelle : presque tout ce que tu sais déjà se généralise directement. Un vecteur a maintenant 3 coordonnées au lieu de 2, et les formules sont les mêmes, avec une coordonnée supplémentaire. Les nouvelles notions spécifiques à l'espace sont essentiellement la coplanarité (est-ce que des vecteurs sont dans un même plan ?) et la décomposition dans une base de l'espace (3 vecteurs au lieu de 2).

Les applications concrètes

Schéma : Les applications concrètes

Ce que tu vas apprendre

Dans cette fiche, tu vas travailler :

  • Les opérations sur les vecteurs de l'espace (addition, multiplication par un scalaire) et leurs coordonnées.

  • La translation comme application géométrique des vecteurs.

  • La notion de combinaison linéaire, qui permet d'exprimer un vecteur à l'aide d'autres vecteurs.

  • La colinéarité (deux vecteurs dans la même direction) et la coplanarité (trois vecteurs dans un même plan).

  • Les bases de l'espace et les repères.

  • Les directions de droites et de plans, et comment vérifier qu'un point appartient à une droite ou un plan.

L'idée avant la formule

Qu'est-ce qu'un vecteur, au fond ?

Passer de 2D à 3D : qu'est-ce qui change ?

Exprimer un vecteur à l'aide d'autres vecteurs

Le cours formel

Rappels et généralisation : vecteurs de l'espace

Opérations sur les vecteurs

L'addition des vecteurs et la multiplication par un réel se calculent coordonnée par coordonnée. Pour garder les signes visibles, on calcule chaque composante sur une ligne et on vérifie ensuite le déplacement obtenu.

Translation

Combinaison linéaire

Colinéarité

Coplanarité et indépendance linéaire

C'est la grande nouveauté de la Terminale par rapport à la Première.

Familles libres, bases et repères

Lire une base sur un cube

Dans le cube ci-dessous, les trois arêtes issues de O donnent trois directions non coplanaires. Elles forment une base \((\vect{OA},\vect{OB},\vect{OC})\). La perspective modifie leur apparence sur la feuille, pas les coordonnées des points dans ce repère.

Schéma : Lire une base sur un cube

Prévois puis observe : en tournant la vue, M peut sembler plus proche d'une face. Sa position mathématique au centre a-t-elle changé ? Repère les trois directions depuis O, puis vérifie que \(M(1/2,1/2,1/2)\) reste le centre.

Changer de vue, conserver les coordonnées

Dans le repère (O ; OA, OB, OC), M a pour coordonnées (0,5 ; 0,5 ; 0,5). Prévois ce qui change quand tu fais tourner seulement le point de vue.

OA, OB et OC sont les trois arêtes du repère. M est le centre du cube. Le dessin est une projection sur l’écran : ses longueurs et ses angles apparents ne mesurent pas ceux de l’espace.

O(0 ; 0 ; 0), A(1 ; 0 ; 0), B(0 ; 1 ; 0), C(0 ; 0 ; 1) et M(0,5 ; 0,5 ; 0,5). Changer le point de vue ne modifie aucune de ces coordonnées.

Lire les valeurs et les coordonnées

O(0 ; 0 ; 0), A(1 ; 0 ; 0), B(0 ; 1 ; 0), C(0 ; 0 ; 1) et M(0,5 ; 0,5 ; 0,5). Changer le point de vue ne modifie aucune de ces coordonnées.

Deux arêtes peuvent sembler alignées sur une vue. Utilise leurs coordonnées pour décider si elles le sont réellement dans l’espace.

Directions de droites et de plans

Distinguer les positions relatives

La boîte à outils : Réflexes pour le bac

Pour aller plus loin : Barycentres et coordonnées ★★★

Soit \((O,\vec{i},\vec{j},\vec{k})\) un repère de l'espace.

Partie A : Barycentre de deux points

Soient \(A\) et \(B\) deux points, et \(\alpha, \beta\) deux réels tels que \(\alpha+\beta\neq 0\).

  1. Montrer qu'il existe un unique point \(G\) tel que \(\alpha\,\vect{GA}+\beta\,\vect{GB}=\vec{0}\).

  2. En déduire que \(\vect{OG}=\dfrac{\alpha\,\vect{OA}+\beta\,\vect{OB}}{\alpha+\beta}\).

  3. Vérifier que pour

    \[\begin{aligned}\alpha &= \beta\\[.35em]&= 1 ,\end{aligned}\]

    on retrouve le milieu de \([AB]\).

  4. Application : \(A(1,3,2)\), \(B(5,-1,6)\), \(\alpha=3\), \(\beta=1\). Calculer les coordonnées de \(G\).

  5. Montrer que \(G\) appartient à la droite \((AB)\). Où se situe-t-il sur cette droite ?

Partie B : Barycentre de trois points et coplanarité

Soient \(A\), \(B\), \(C\) trois points non alignés, et \(\alpha,\beta,\gamma\) trois réels tels que \(\alpha+\beta+\gamma\neq 0\).

  1. Par analogie, montrer qu'il existe un unique point \(G\) tel que \(\alpha\,\vect{GA}+\beta\,\vect{GB}+\gamma\,\vect{GC}=\vec{0}\), et exprimer \(\vect{OG}\).

  2. Montrer que \(G\) appartient au plan \((ABC)\).

  3. Application : \(A(1,0,0)\), \(B(0,1,0)\), \(C(0,0,1)\),

    \[\begin{aligned}\alpha &= \beta\\[.35em]&= \gamma\\[.35em]&= 1 .\end{aligned}\]

    Calculer \(G\) (c'est le centre de gravité du triangle \(ABC\)).

  4. Démontrer que le centre de gravité d'un triangle est situé aux deux tiers de chaque médiane à partir du sommet.

Partie C : Barycentre de quatre points et tétraèdre

Soient \(A\), \(B\), \(C\), \(D\) quatre points non coplanaires.

  1. Définir le barycentre \(G\) de \((A,\alpha)\), \((B,\beta)\), \((C,\gamma)\), \((D,\delta)\) avec \(\alpha+\beta+\gamma+\delta\neq 0\).

  2. Pour

    \[\begin{aligned}\alpha &= \beta\\[.35em]&= \gamma\\[.35em]&= \delta\\[.35em]&= 1 ,\end{aligned}\]

    montrer que \(G=\left(\frac{x_A+x_B+x_C+x_D}{4},\ldots\right)\) est le centre de gravité du tétraèdre \(ABCD\).

  3. Application numérique avec \(A(1,0,0)\), \(B(0,1,0)\), \(C(0,0,1)\), \(D(0,0,0)\).

  4. (Bonus) Montrer que les quatre médianes du tétraèdre (segments joignant chaque sommet au centre de gravité de la face opposée) sont concourantes en \(G\), et que \(G\) divise chaque médiane dans le rapport \(3:1\).

Fiche mémoire : voir, traduire, vérifier

Repère de fin de fiche