Ce petit quiz t’aide à partir avec les bons outils. Une base mal comprise peut rendre la suite plus difficile, même si tu travailles sérieusement.
Ce n’est pas une note : en cas d’erreur, tu sauras précisément quoi revoir avant d’avancer.
Tu peux revoir les explications ci-dessus, puis ouvrir le chapitre à ton rythme.
Avant de commencer5 questions pour vérifier tes bases
Ton parcours dans ce chapitre
Une information change le groupe dans lequel on calcule. Elle peut modifier une probabilité ou la laisser inchangée. Le but est de comprendre ce changement de référence avant de choisir une formule.
Bases à reprendre : fractions, pourcentages, intersection, contraire et total d'un tableau. Les probabilités conditionnelles et les arbres ont déjà été rencontrés en Première ; on les reprend ici avec des exemples plus progressifs. Les pauses n'imposent ni note ni durée : deux indices et une explication sont toujours accessibles.
Repères 2026–2027 : le programme de Terminale approfondit les successions d'épreuves indépendantes et les modèles à deux ou trois étapes quelconques. Le chapitre 16 développe Bernoulli et la loi binomiale. Bayes se déduit des conditionnelles ; l'espérance conditionnelle, Markov et l'information sélective sont des prolongements guidés, pas des prérequis cachés.
Les jeux, tests et filtres de cette fiche utilisent des données fictives et des hypothèses annoncées. Leurs résultats décrivent ces modèles.
Pourquoi étudier les probabilités conditionnelles ?
De quoi parle-t-on ?
En Première, on a étudié des probabilités dans un univers \(\Omega\), ainsi que des probabilités conditionnelles. Par exemple, on peut demander la part de pièces défectueuses dans toute une production, puis seulement parmi les pièces d'une machine donnée. Ces deux groupes n'ont pas nécessairement la même composition. Une conditionnelle décrit précisément la nouvelle question ; elle ne prouve pas une cause.
Sur 100 objets, 10 sont dans le groupe A. Parmi A, 80 % portent la marque B ; parmi les autres, 20 % portent B. Prévois combien des objets portant B appartiennent à A.
Le rectangle représente exactement 100 objets. À gauche : le groupe A. Les zones bleues portent B ; les zones claires ne portent pas B. Les surfaces sont proportionnelles aux effectifs.
Parmi A, 8 objets sur 10 portent B. Hors A, 18 sur 90 portent B. Parmi les 26 objets portant B, 8 appartiennent donc à A : 8/26 ≈ 30,77 %, tandis que 8/10 = 80 %.
Lire les valeurs et les coordonnées
Parmi A, 8 objets sur 10 portent B. Hors A, 18 sur 90 portent B. Parmi les 26 objets portant B, 8 appartiennent donc à A : 8/26 ≈ 30,77 %, tandis que 8/10 = 80 %.
Garde les deux parts de B fixes et augmente la taille de A. Explique pourquoi la part de A parmi les objets portant B change. Pour calculer une probabilité conditionnelle, quel groupe devient ton total de référence ?
Formule de Bayes
Indépendance de deux événements
Succession d'épreuves indépendantes
Variables finies : rappels et prolongement guidé
Lecture et construction d'arbres pondérés
Tableaux à double entrée
Erreurs classiques et pièges
Boîte à outils : Réflexes pour le bac
Relier trois étapes sans perdre l'urne
Pour l'exercice 14, les trois étapes sont : choisir l'urne, tirer une première couleur, puis tirer une seconde couleur sans remise. Les seuls chemins menant à deux rouges sont représentés ci-dessous ; les branches vers une bleue sont omises sur ce schéma partiel. Agrandir ↗ La dernière branche dépend de l'urne et de la première couleur. Une autre façon de calculer \(P_{R_1}(R_2)\) consiste à trouver \(P(R_1\cap R_2)\) avec ces trois chemins, puis à diviser par \(P(R_1)\) : les deux approches doivent coïncider.
Un calcul exact que l'on peut exécuter
Le programme suivant traite trois paramètres rationnels \(p=P(A)\), \(s=P_A(B)\) et \(f=P_{\overline A}(B)\). Dans les cas \(p=0\) ou \(p=1\), le paramètre du groupe vide décrit un mécanisme hypothétique et ne représente pas une conditionnelle définie ; son poids est nul. La syntaxe de Fraction est fournie pour garder les fractions exactes.
from fractions import Fraction as F
def inversion(p, s, f):
if not (0 <= p <= 1 and 0 <= s <= 1 and 0 <= f <= 1):
raise ValueError("parametres entre 0 et 1 attendus")
intersection = p * s
total = intersection + (1 - p) * f
if total == 0:
raise ValueError("evenement observe de probabilite nulle")
return intersection / total
print(inversion(F(1, 10), F(4, 5), F(1, 5)))
On lance un dé équilibré. \(A=\{1,2,3\}\) (petit), \(B=\{2,4,6\}\) (pair).
Calculer \(P(A)\), \(P(B)\), \(P(A\cap B)\).
Calculer \(P_B(A)\) et \(P_A(B)\).
\(A\) et \(B\) sont-ils indépendants ?
Exercice 2 ★☆☆ : Arbre simple
Une urne contient 4 boules rouges et 6 boules bleues. On tire deux boules sans remise, chaque boule restante ayant la même chance d'être choisie à chaque tirage.
Construire l'arbre pondéré.
Calculer la probabilité d'obtenir deux boules de la même couleur.
Calculer la probabilité que la deuxième boule soit rouge.
Exercice 3 ★☆☆ : Tableau à double entrée
Dans une classe de 35 élèves, 20 sont des filles, 15 des garçons. Parmi les filles, 12 aiment les maths. Parmi les garçons, 9 aiment les maths.
Compléter le tableau à double entrée.
Calculer la probabilité qu'un élève choisi au hasard aime les maths.
Calculer \(P_F(M)\) et \(P_M(F)\) (où \(F=\) fille, \(M=\) aime les maths).
\(F\) et \(M\) sont-ils indépendants ?
Exercice 4 ★★☆ : Probabilités totales
Une usine a deux machines \(M_1\) et \(M_2\). \(M_1\) produit \(60\%\) des pièces, \(M_2\) produit \(40\%\). Le taux de défaut est \(3\%\) pour \(M_1\) et \(5\%\) pour \(M_2\).
Dessiner l'arbre pondéré.
Calculer la probabilité qu'une pièce choisie au hasard soit défectueuse.
Sachant qu'une pièce est défectueuse, quelle est la probabilité qu'elle vienne de \(M_1\) ?
Exercice 5 ★★☆ : Test médical et Bayes
Dans un modèle fictif, un test de dépistage a une sensibilité de \(95\%\) et une spécificité de \(90\%\). La prévalence de la maladie est de \(1\%\).
Si un patient positif fait un deuxième test sur un nouveau prélèvement (mêmes taux, résultats indépendants conditionnellement à l'état malade et conditionnellement à l'état non malade), calculer la probabilité d'être malade sachant que les deux tests sont positifs.
Exercice 6 ★★☆ : Indépendance
On tire uniformément une carte d'un jeu de 32 cartes. \(R=\) « rouge » (cœur ou carreau), \(F=\) « figure » (roi, dame, valet).
Calculer \(P(R)\), \(P(F)\), \(P(R\cap F)\).
\(R\) et \(F\) sont-ils indépendants ?
Soit \(A=\) « as ». \(R\) et \(A\) sont-ils indépendants ?
Exercice 7 ★★☆ : Succession d'épreuves
Un tireur atteint sa cible avec probabilité \(0{,}8\) à chaque tir (indépendamment).
Calculer la probabilité d'atteindre la cible \(5\) fois de suite.
Calculer la probabilité de rater au moins une fois en \(5\) tirs.
Combien de tirs faut-il pour que \(P(\text{au moins un raté})\geqslant 0{,}95\) ?
Exercice 8 ★★☆ : Démonstrations de cours
Démontrer les probabilités totales pour une partition de groupes de probabilités positives.
Démontrer que si \(A\) et \(B\) sont indépendants, alors \(A\) et \(\overline{B}\) aussi.
Pour \(P(B)>0\), démontrer que \(P_B(\overline{A})=1-P_B(A)\).
Exercice 9 ★★☆ : Espérance conditionnelle
Un sac contient 3 boules rouges (valeur 10) et 2 boules bleues (valeur 5). On tire uniformément une boule. Si elle est rouge, on lance un dé équilibré, indépendamment du tirage, et on ajoute le résultat. Si elle est bleue, on ne lance pas de dé.
Calculer l'espérance du gain sachant que la boule est rouge.
Calculer l'espérance du gain sachant que la boule est bleue.
En déduire l'espérance totale du gain.
Exercice 10 ★★☆ : Paradoxe de l'anniversaire
Dans un groupe de \(n\) personnes, quelle est la probabilité qu'au moins deux personnes aient le même anniversaire ? (On suppose des dates indépendantes et 365 jours équiprobables, sans 29 février ; ce modèle simplifie les naissances réelles.) Pour la formule factorielle, on prend \(1\leqslant n\leqslant365\) ; au-delà, une coïncidence est certaine.
Calculer la probabilité que toutes les dates soient différentes : \(P_n=\frac{365}{365}\times\frac{364}{365}\times\cdots\times\frac{365-n+1}{365}\).
Calculer \(P(\text{au moins une coïncidence})=1-P_n\) pour \(n=23\), \(30\), \(50\).
À partir de combien de personnes dépasse-t-on \(50\%\) ?
Exercice 11 ★★☆ : Le problème de Monty Hall
Un jeu télévisé : 3 portes, une cache une voiture, les deux autres des chèvres. Le joueur choisit une porte. Le présentateur (qui sait où est la voiture) ouvre une autre porte révélant une chèvre. Le joueur peut alors garder son choix ou changer. La voiture est placée uniformément, indépendamment du choix initial. Le présentateur ouvre toujours une autre porte avec une chèvre et propose toujours de changer ; quand deux portes conviennent, il choisit chacune avec probabilité \(1/2\).
Définir les événements. Modéliser avec un arbre.
Calculer la probabilité de gagner en gardant son choix.
Calculer la probabilité de gagner en changeant.
Faut-il changer ? Justifier par Bayes.
Exercice 12 ★★☆ : Filtrage anti-spam
Un filtre bayésien utilise la présence du mot « gratuit » pour détecter le spam. On donne :
Si on ajoute un deuxième mot-clé « urgent » (\(P_{\text{spam}}(\text{urgent})=0{,}6\), \(P_{\overline{\text{spam}}}(\text{urgent})=0{,}05\), indépendant de « gratuit » dans chacun des deux groupes, spam et non-spam), calculer la probabilité d'être spam sachant que les deux mots sont présents.
Exercice 13 ★★★ : Chaîne de Markov simple
Un personnage se déplace entre deux états \(A\) et \(B\). À chaque étape, s'il est en \(A\), il reste en \(A\) avec probabilité \(0{,}7\) et va en \(B\) avec probabilité \(0{,}3\). S'il est en \(B\), il reste en \(B\) avec probabilité \(0{,}6\) et va en \(A\) avec probabilité \(0{,}4\). Il commence en \(A\).
Calculer la probabilité d'être en \(A\) après 1, 2, 3 étapes.
On note \(a_n=P(\text{en }A\text{ à l'étape }n)\). Montrer que \(a_{n+1}=0{,}3a_n+0{,}4\).
Résoudre cette récurrence (c'est une équation du type \(u_{n+1}=au_n+b\) !).
Exercice 14 ★★★ : Probabilité conditionnelle en cascade
Trois urnes : \(U_1\) contient 3R, 2B ; \(U_2\) contient 1R, 4B ; \(U_3\) contient 2R, 2B. On choisit une urne au hasard (équiprobablement), puis on tire une boule uniformément parmi celles de l'urne choisie. Tout tirage ultérieur est également uniforme parmi les boules restantes.
Calculer la probabilité de tirer une boule rouge.
Sachant que la boule est rouge, quelle est la probabilité qu'elle vienne de \(U_1\) ?
On tire une deuxième boule dans la même urne (sans remise). Sachant que la première est rouge, calculer la probabilité que la deuxième soit aussi rouge.
Problème : Le problème du prisonnier ★★★
On note \(G_A\), \(G_B\), \(G_C\) les événements « \(A\) (resp. \(B\), \(C\)) est gracié ». Le gardien annonce \(B\) : on note cet événement \(D_B\).
Partie A : Modélisation
Écrire les probabilités a priori : \(P(G_A)\), \(P(G_B)\), \(P(G_C)\).
Le gardien doit désigner un prisonnier qui ne sera pas gracié et différent de \(A\). Déterminer \(P_{G_A}(D_B)\), \(P_{G_B}(D_B)\), \(P_{G_C}(D_B)\).
Indication : si \(C\) est gracié, le gardien doit dire \(B\). Si \(A\) est gracié, le gardien choisit entre \(B\) et \(C\) (on suppose équiprobablement). Si \(B\) est gracié, le gardien ne peut pas dire \(B\).
Construire l'arbre pondéré complet.
Partie B : Calcul bayésien
Calculer \(P(D_B)\) par les probabilités totales.
Par la formule de Bayes, calculer \(P_{D_B}(G_A)\).
Calculer \(P_{D_B}(G_C)\).
Le prisonnier \(A\) a-t-il raison de penser que sa probabilité de grâce a augmenté ?
Comparer avec le problème de Monty Hall. Expliquer l'analogie.
Partie C : Généralisation
Pour \(q\in[0;1]\), si le gardien choisit \(B\) avec probabilité \(q\) (au lieu de \(\frac{1}{2}\)) quand \(A\) est gracié, recalculer \(P_{D_B}(G_A)\) en fonction de \(q\).
Pour quelle valeur de \(q\) la conclusion du prisonnier \(A\) est-elle correcte (i.e. \(P_{D_B}(G_A)=\frac{1}{2}\)) ?
Interpréter : pourquoi le résultat dépend-il de la stratégie du gardien ?
c)\(P(A)\times P(B)=\frac{1}{2}\times\frac{1}{2}=\frac{1}{4}\neq\frac{1}{6}=P(A\cap B)\). \(A\) et \(B\) ne sont pas indépendants. Savoir que le nombre est pair change la probabilité d'avoir un petit nombre.
Bien que \(M_1\) produise plus de pièces, son taux de défaut est plus faible. La probabilité qu'une pièce défectueuse vienne de \(M_1\) est légèrement inférieure à \(50\%\).
Dans ce modèle fictif, environ \(8{,}8\%\) des résultats positifs concernent des personnes malades. Cette proportion est plus faible que dans l'exemple du cours : la prévalence (\(1\%\)), la sensibilité (\(95\%\)) et la spécificité (\(90\%\)) ont toutes trois diminué. On ne peut donc pas attribuer cette différence à un seul paramètre.
Dans ce modèle fictif, la proportion de non-malades parmi les résultats négatifs vaut environ \(99{,}94\%\). Elle ne se confond pas avec la spécificité \(90\%\).
e) Notons \(+_1,+_2\) les deux résultats positifs. L'indépendance conditionnelle dans chacun des deux états donne
On a gardé les valeurs exactes avant le dernier arrondi. Les deux tests ne sont pas supposés indépendants sans conditionnement : ils concernent la même personne et partagent son état. Si le second résultat copiait le premier, deux positifs n'apporteraient pas d'information supplémentaire. Ce résultat appartient au modèle fictif de l'exercice.
Le quotient vaut environ \(13{,}43\). Donc le minimum est \(\boxed{n=14}\) tirs. On inverse le sens en divisant par \(\ln(0{,}8)<0\) ; directement, \(0{,}8^{13}\approx0{,}05498>0{,}05\) et \(0{,}8^{14}\approx0{,}04398<0{,}05\).
Exercice 8
a) Les \(B_i\) partitionnent \(\Omega\), donc \(A=(A\cap B_1)\cup\cdots\cup(A\cap B_n)\) avec les \((A\cap B_i)\) disjoints.
\(P_{30}\approx0{,}294\) et \(P_{50}\approx0{,}030\) désignent l'absence de coïncidence. Les probabilités de coïncidence sont donc \(1-P_{30}\approx70{,}6\%\) et \(1-P_{50}\approx97{,}0\%\).
c) Dès \(n=23\) personnes, la probabilité dépasse \(50\%\). C'est le paradoxe des anniversaires : on compare toutes les paires, pas seulement un individu fixé au reste. À 23 personnes, cela représente \(23\times22/2=253\) paires ; leurs événements de coïncidence ne sont pas disjoints, donc on ne peut pas additionner directement leurs probabilités. Pour la minimalité, \(1-P_{22}\approx47{,}6\%<50\%\) ; cette probabilité augmente avec \(n\), puisque l’ajout d’une personne conserve les coïncidences déjà présentes.
Exercice 11
a)\(V_i=\) « la voiture est derrière la porte \(i\) » (\(i=1,2,3\)). Le joueur choisit la porte 1. Le présentateur ouvre la porte 2 (chèvre). \(D_2=\) « le présentateur ouvre la porte 2 ».
Voici toutes les annonces possibles avant l'observation ; \(D_3\) signifie que le présentateur ouvre la porte 3.
\(P(V_i)=\frac{1}{3}\) pour \(i=1,2,3\). \(P_{V_1}(D_2)=\frac{1}{2}\) (le présentateur choisit entre 2 et 3). \(P_{V_2}(D_2)=0\) (il ne peut pas ouvrir la porte de la voiture). \(P_{V_3}(D_2)=1\) (il doit ouvrir la 2).
d) Il faut changer : la probabilité de gagner passe de \(\frac{1}{3}\) à \(\frac{2}{3}\). L'information du présentateur ne change pas la probabilité du choix initial (\(\frac{1}{3}\)), mais concentre les \(\frac{2}{3}\) restants sur une seule porte.
La probabilité vaut environ \(98{,}5\%\) dans ce modèle. L’hypothèse d’indépendance dans chaque groupe est décisive : sans elle, les données ne suffisent pas pour multiplier les deux taux.
Exercice 13
a)\(a_0=1\) (il commence en \(A\)).
À la première étape, on part certainement de \(A\), donc \(a_1=0{,}7\) directement. On ne conditionne pas sur l'état \(B\) à l'instant initial, qui a une probabilité nulle.
b) Pour \(n\geqslant1\), les deux états ont une probabilité positive : c'est vrai au rang 1, puis les transitions vers chaque état ont toutes des probabilités strictement positives. À l'étape \(n+1\), on est en \(A\) soit en venant de \(A\) (\(\times 0{,}7\)), soit en venant de \(B\) (\(\times 0{,}4\)). \(P(\text{en }B)=1-a_n\), donc :
2. Le gardien désigne un condamné différent de \(A\) :
\(\bullet\) Si \(A\) est gracié (\(G_A\)) : \(B\) et \(C\) sont condamnés. Le gardien peut dire \(B\) ou \(C\), il choisit \(B\) avec probabilité \(\frac{1}{2}\) : \(P_{G_A}(D_B)=\frac{1}{2}\).
\(\bullet\) Si \(B\) est gracié (\(G_B\)) : le gardien ne peut pas dire \(B\), il dit forcément \(C\) : \(P_{G_B}(D_B)=0\).
\(\bullet\) Si \(C\) est gracié (\(G_C\)) : le gardien ne peut pas dire \(C\) (gracié) ni \(A\) (le demandeur). Il dit forcément \(B\) : \(P_{G_C}(D_B)=1\).
7. La conclusion \(1/2\) ne correspond pas au modèle donné. Sa probabilité de grâce reste \(\frac{1}{3}\), pas \(\frac{1}{2}\). L'information du gardien ne change rien pour \(A\), mais elle concentre les \(\frac{2}{3}\) restants entièrement sur \(C\) (car on sait que \(B\) ne sera pas gracié).
8. C'est exactement le problème de Monty Hall : \(A\) est le joueur (porte 1), les prisonniers sont les portes, la grâce est la voiture, et le gardien est le présentateur. Comme à Monty Hall, le choix initial a \(\frac{1}{3}\) de chance, et l'information donnée ne modifie pas ce \(\frac{1}{3}\) mais concentre les \(\frac{2}{3}\) sur l'alternative restante.
Partie C : Généralisation
9. Si \(P_{G_A}(D_B)=q\) (au lieu de \(\frac{1}{2}\)) :
Si \(q=1\), le gardien dit toujours\(B\) quand \(A\) est gracié, alors \(P_{D_B}(G_A)=\frac{1}{2}\).
11. Le résultat dépend de la stratégie du gardien car l'information qu'il révèle dépend de ce qu'il aurait pu dire dans d'autres scénarios. Si le gardien dit toujours \(B\) (même quand \(A\) est gracié), alors « le gardien dit \(B\) » est moins informatif : cela arrive dans tous les cas sauf \(G_B\). Si le gardien est équiprobable, le fait qu'il dise \(B\) privilégie le scénario où il était forcé de dire \(B\) (i.e. \(G_C\)). C'est le problème de l'information sélective : l'information dépend du processus qui l'a générée.
Réponds aux QCM, sélectionne les bonnes propositions ou remets les étapes dans l'ordre. Le site vérifie chaque réponse avant d'ouvrir la balise suivante.